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Les conférences/Liste des invités/Jean de Maillard 
 
 
Jean de Maillard 
L'arnaque 
ADICE-édition 
 
Octobre 2009
Nous y sommes… A l’évidence, une crise financière, économique et sociale majeure allait survenir tant il est vrai que toute spéculation de grande ampleur, comme le plus ordinaire des jeux, ne pouvait aboutir qu’à l’épuisement des acteurs, que ceux-ci soient conscients ou non. Ce n’est pas une surprise. La très grande majorité des invités du GAPSE ont tiré sous des angles diverses le signal d’alarme.  
 
Jean de Maillard, depuis plus de 10 ans, par ses actions et ses ouvrages, lance ces alertes. Sa position de juge et ses responsabilités de vice-président au tribunal de grande instance d’Orléans lui permettent d’apprécier dans toutes leurs dimensions et complexité les aspects frauduleux de la finance, le brouillage de plus en plus prononcé des critères du légal et de l’illégal. Les jeux sont truqués. 
 
Mais les travaux de Jean de Maillard ne sont pas des incantations sur les thèmes de la moralisation : ils permettent de mieux comprendre ces jeux truqués et leurs immenses conséquences sociales. 
 
A noter également, le remarquable glossaire des termes  financiers principaux —un véritable jargon- proposé dans son dernier ouvrage. 
 
Jean de Maillard, vice-président au tribunal de grande instance d'Orléans, est l'auteur, entre autres, de Un monde sans lois. La criminalité en images (Stock, 1998). Il enseigne à Sciences-Po.
 
Quatrième de couverture 
 
Il est un aspect de la crise financière qui a été peu abordé, sinon à la marge, lors de scandales ponctuels comme l'affaire Maddoff : les rapports du capitalisme financier avec la fraude et la délinquance. Or ils sont des plus troubles. Magistrat, auteur de plusieurs livres sur l'évolution contemporaine de la criminalité, en particulier économique, Jean de Maillard apporte un éclairage nouveau sur le développement du capitalisme dérégulé depuis une trentaine d'années. À rebours des idées reçues, il rattache l'écroulement de l'économie de l'automne 2008 à une histoire longue, où la fraude a servi de variable d'ajustement et de mode de gestion de l'économie depuis le triomphe des idées néolibérales. La sphère financière s'est en effet déployée autour du brouillage de plus en plus prononcé des critères du légal ou de l'illégal. Aussi les incantations sur les thèmes de la moralisation et la régulation ne risquent-elles guère d'avoir de prise sur une activité qui s'est constituée précisément pour contourner les normes. De lecture obligatoire pour les politiques en charge de remédier à la crise, l'ouvrage sera utile aussi au citoyen confronté aux retombées de pratiques qui lui restent incompréhensibles à s'en tenir aux discours officiels ou autorisés. Il fournit des clés pour déchiffrer un domaine particulièrement opaque.  
 
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