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Les conférences/Liste des invités/Alain Gras 
 
 
Alain Gras 
 
Fragilité de la puissance, se libérer de l'emprise technologique 
 
Fayard 
 
 
Décembre 2004
Un débat large, profond, d'ampleur nationale s'engage enfin en France sur notre avenir économique et politique. C'était le souhait du Gapse et c'est le sens de ses actions (modestes en regard de la tâche, mais quand même…). En quelques mois, livres, rapports, articles constatent la perte des pouvoirs non seulement de la France mais aussi de l'Europe. Le Monde économie du mardi 23 novembre 2004 titre "L'Europe entre sauve-qui-peut et riposte" et suivent des chiffres incontestables sur la domination écrasante des États-Unis (notons que ces chiffres et beaucoup d'autres sont disponibles depuis de longues années, comme le rappelle le Gapse régulièrement).Perdre nos parts de pouvoirs, c'est perdre la possibilité de peser sur notre avenir. Mais quel avenir ? En d'autres termes, que faire de nos pouvoirs ?Alain Gras nous invite à réfléchir sur l'emprise des technologies qui, selon lui, nous dispense de penser l'avenir. Cette emprise crée des repères de " croissance " apparaissant comme naturels et permettant d'éviter tout effort de réflexion politique. Une réflexion qui, pourtant, devient urgente ne serait-ce qu'en raison des limites des ressources planétaires rendant stupide la croissance telle que nous la vivons. D'autres trajectoires sont possibles.Ses travaux prennent une étrange résonance dans cette actualité où il advient que plusieurs grandes sacro-saintes industries pharmaceutiques, entraînées par le productivisme, dont nous avons étudié certains aspects au Gapse, mettent sur le marché des médicaments s'avérant dangereux et cachent cette réalité avec la quasi-complicité des institutions de contrôle, telles que la Food and Drug Administration (Les Échos du Lundi 22 novembre 2004).  
 
Alain Gras est professeur de sociologie et d'anthropologie des techniques à la Sorbonne (Paris I). Ce livre est la synthèse des travaux qu'il mène depuis plus de vingt ans sur le progrès technique.  
 
Quatrième de couverture 
La guerre en Irak a mIs brutalement en lumière notre extraordinaire dépendance au pétrole... et notre extraordinaire incapacité à imaginer des voies qui n'utiliseraient pas cette ressource limitée. D'autres innovations technologiques aujourd'hui suivent un modèle analogue, nous enfermant dans des rails techniques, nous privant de tout choix, construisant une civilisation de la puissance... et de la fragilité. Comment en sommes-nous arrivés là ? Le " progrès technique " n'est-il pas une illusion qui nous empêcherait de voir la pluralité des lendemains possibles, et donc nous priverait d'une dimension essentielle de la liberté humaine : la possibilité même de choisir ? Car les techniques ne sont pas neutres : elles façonnent la société. Optimiste, Alain Gras montre ici que d'autres choix, collectifs, sont pensables - et par là même possibles. À l'aide de nombreux exemples, il propose une passionnante relecture de l'histoire des techniques et redonne toute sa place à la diversité des sociétés et des cultures. Briser la porte de la prison imaginaire dans laquelle nous nous sommes enfermés, comprendre que le progressisme technologique est devenu la figure centrale du nihilisme contemporain, voilà l'objet de cet ouvrage.  
 
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