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Les conférences/Liste des invités/Odile Moulin 
 
Odile Moulin 
Laissez-le partir 
 
ADICE édition 
Jeudi 5 Mai 2011
 
Odile Moulin, préface de Philippe Bataille  
Odile Moulin a fait des études d'arts plastiques à l'université d'Aix-en-Provence et d'arts appliqués à l'ENSAAMA Olivier-de-Serres à Paris. Débutant comme décoratrice-créatrice chez Villeroy & Boch, elle s'est ensuite tournée vers l'enseignement des arts plastiques pendant dix ans dans des collèges de la région parisienne et à l'école primaire du lycée français de Singapour. Depuis la mort de Carl, elle se consacre à la peinture et la sculpture. Elle organise des expositions qui sont autant d’occasions de rencontres et d’échanges.  
http://www.odile-moulin.odexpo.com/galerie.asp  
Philippe Bataille, sociologue, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, dirige le Centre d'analyse et d'intervention sociologiques. Il y anime le séminaire « Sociologie du sujet vulnérable ». Il est membre du Centre d'éthique clinique, dirigé par le docteur Véronique Fournier, service de l'AP-HP, à l'hôpital Cochin, et est l'auteur de Un cancer et la vie (Balland, 2003). Ses recherches portent actuellement sur la fin de vie des malades du cancer. Il a accompagné Odile Moulin dans ses épreuves pendant plusieurs mois.
Quatrième de couverture 
« Quand s'arrête la vie ? Quand commence la mort ? » demande Odile Moulin face au coma végétatif irréversible de son fils Carl, âgé de 2 ans.  
Elle refuse la primauté du seul aspect clinique.  
La vie d'expatriés à Singapour s'annonçait belle, lorsqu'un accident a foudroyé Carl, le 24 décembre 2003 au Cambodge. Du petit garçon souriant, il ne reste plus qu'une enveloppe vide de conscience, quasi décérébrée, gavée au moyen d'une sonde, agitée chroniquement de crises d'hypertonie calmées à la morphine.  
Après une réanimation intensive à Singapour et au vu du diagnostic désespéré, les médecins, en accord avec sa famille, débranchent l'appareil respiratoire afin de le laisser mourir. Mais Carl a survécu à l'étouffement au prix d'inhumaines souffrances. Par respect de la loi, les médecins ne peuvent pas abréger sa fin de vie et attendent sa détérioration. Son agonie va durer un an. Il est ensuite transféré dans un autre hôpital en France.  
Cet état artificiel, qui suspend la vie et la mort, divise son entourage. Sa mère, révoltée, souhaiterait mettre un terme à son calvaire. En opposition, l'équipe hospitalière répète désormais que « Carl va bien » du fait de sa condition stationnaire, et « qu'une nouvelle vie » l'attend dans un centre de long séjour. À travers ce revirement du discours médical, Odile pressent qu'on lui reproche tacitement de ne pas accepter le « nouvel état » de son fils et même de chercher à « s'en débarrasser ».  
Afin de lutter contre l'opinion générale et sa peine, Odile Moulin a choisi de rompre le silence, de peindre et d'écrire, rendant à Carl ce qui pourrait être son âme, déjà partie. Elle soulève des questions d'ordre éthique sur l'acharnement thérapeutique et la valeur de la vie.  
L'accompagnement d'une mère et son adieu à son jeune enfant sont retracés dans ce message d'amour. nstitutif de l’exercice de la démocratie.
 
 
 
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